Dabord appelée DMS pour dégénérescence maculaire sénile, la DMLA(Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age) est une altération maculaire acquise, non héréditaire, non inflammable, atteignant les personnes de plus de 50 ans, qui se traduit par une baisse de la vision aboutissant à une perte de la vision centrale. En d’autres termes, les patients souffrant de
DMLA ne deviennent pas aveugles mais perdent tout le champ de vision utile
pour la lecture, la conduite, la vision fine. La vision périphérique restant intacte, ils conservent généralement une certaine autonomie avec possibilité de se déplacer, de se promener. Toutefois, ils ne peuvent plus lire, regarder la télévision ou conduire. Maladie invalidante et coûteuse, la DMLA a fait l’objet d’une grande campagne nationale d’information au cours du printemps 2007. Le but recherché étant d’amener de plus en plus précocement les personnes souffrant de lésions typiques de la maladie à consulter. En effet, si les différents traitements aujourd’hui proposés ne constituent pas de remèdes miracles, ils sont néanmoins à même de stabiliser ou d’améliorer notablement les symptômes. Mais avant d'envisager une quelconque voie thérapeutique, il convient de jouer la carte de la prévention, laquelle passe par un dépistage précoce de la maladie que permet le perfectionnement des techniques d’imagerie et par des recommandations hygiéno-diététiques.

LES EXAMENS D’INVESTIGATION

Avant d’entrer dans le vif du sujet, précisons qu’il existe deux formes de DMLA : la forme sèche ou atrophique et la forme exsudative dite néo-vasculaire.
La distinction est importante dans la mesure où les deux formes ne bénéficient pas du même traitement.
La forme sèche ou atrophique est celle qui évolue le plus lentement. Elle touche généralement les deux yeux de manière inégale et se caractérise par un besoin accru de lumière pour lire et par des phénomènes d'éblouissement.
La forme exsudative ou néo-vasculaire est la plus fréquente (environ deux tiers des cas) et progresse plus rapidement. Elle se caractérise par l’apparition de vaisseaux anormaux ou néo-vaisseaux au niveau de la macula. Ceux-ci sont responsables d’oedèmes et de microhémorragies à l’intérieur de la rétine qui entraînent une baisse de l’acuité visuelle.
Si les symptômes et un test avec la grille d'Amsler1 peuvent laisser supposer la présence d’une DMLA, seul un ophtalmologiste est en mesure d’en poser le diagnostic. Il dispose pour cela d'une panoplie d’outils de plus en plus sophistiqués. Néanmoins, dans un premier temps, il pratiquera un simple fond de l'oeil qui lui permettra d’observer directement la rétine et de dépister éventuellement la forme précoce de la maladie.

Dans la mesure où ce premier examen est positif, il peut faire appel aux techniques d’imagerie telles que l’angiographie à la fluorescéine ou au vert d’indocyanine2, voire à la tomographie à cohérence optique, sorte de scanner permettant d’obtenir une image en coupe de la rétine et une analyse précise de son épaisseur.

LES TRAITEMENTS

Il n'existe pas de traitement pour la forme sèche de la DMLA. Toutefois, la prise de compléments alimentaires est conseillée afin d’en ralentir l’évolution. Parmi les aliments susceptibles de jouer un rôle favorable dans la lutte contre la maladie figurent les oméga 3 et les poissons gras.
Au nombre des traitements curatifs de la DMLA exsudative, citons la photocoagulation au laser, la photothérapie dynamique et les traitements anti-angiogéniques.
La photocoagulation au laser consiste à brûler les lésions de la rétine situées à proximité de la zone centrale sans l’atteindre. Cette intervention se fait généralement en une seule séance et ne nécessite pas d’hospitalisation.
La photothérapie dynamique concerne les cas de DMLA exsudative qui ne peuvent pas être traités par photocoagulation au laser. Elle consiste en une injection intraveineuse de colorant qui se fixe de façon élective sur les néo-vaisseaux, lesquels sont traités grâce à l’activation du colorant irradié par laser froid. Enfin, les traitements anti-angiogéniques consistent en des molécules de divers types qui sont injectées directement au travers du corps vitré. Ils sont destinés à inhiber la croissance des néo-vaisseaux, voire d'en faire régresser certains en devenir.

LA MAISON VIRTUELLE

La DMLA constituant un véritable handicap, les moindres petites tâches domestiques recèlent des pièges. Il convient donc d’instaurer quelques règles destinées à faciliter la vie. A cet effet, le laboratoire pharmaceutique Novartis propose sa maison virtuelle, accessible depuis le site proximologie.com. Ce nouvel outil apporte des solutions faciles à mettre en oeuvre pour aider les proches de personnes concernées par quatre pathologies graves ou invalidantes, dont la dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Au travers des sept pièces que comporte cette maison virtuelle, des 550 situations répertoriées, impliquant plus de 150 meubles et objets, le malade ou le proche, reçoit des conseils d’aménagement pour dépasser les contraintes du handicap. L’originalité de cet outil est de proposer en quelques clics des solutions d'aménagement personnalisées selon le stade d'évolution de la maladie. www.proximologie.com