Parmi toutes les pathologies de l’œil, le glaucome est certainement le plus insidieux. Il peut en effet rester silencieux durant vingt longues années, sans occasionner aucun trouble visuel ni douleur jusqu’au jour où le nerf optique, lentement détruit par une pression oculaire élevée, finit par ne plus transmettre d’informations au cerveau. Dans ce cas cela annonce une perte totale et irréversible de la vision.
A partir de 40 ans, le glaucome devrait faire l’objet d’un dépistage systématique qui éviterait ainsi « la canne blanche » à 200 000 français.

Deux formes de glaucome
Si, comme nous l’avons vu, il n’y a pas de symptômes liés à la présence d’un glaucome à angle ouvert, forme la plus répandue. Il existe un certain nombre de facteurs à risques, tels que l'âge, l'hérédité, la myopie sévère, des antécédents traumatiques oculaires, une hypertension artérielle ou une hypercholestérolémie.
Beaucoup plus rare que la forme à angle ouvert, le glaucome à angle fermé, ou aigu, ne passe pas inaperçu. Il se manifeste par l'apparition soudaine d'une douleur sourde et persistante, associée à des nausées et des troubles de la vision. C'est une urgence médicale, imposant une intervention immédiate.
Au total, ce sont entre 1 et 2 millions de personnes qui seraient concernées par l’une ou l’autre forme de glaucome dans l’hexagone.

Dépistage impératif
Que vous présentiez ou non des facteurs de risques particuliers comme ceux énoncés précédemment, il est recommandé de consulter tous les deux ans à partir de 40 ans.
Le dépistage du glaucome s'effectue à l'aide de plusieurs examens comme la mesure du champ visuel, celle de la pression intraoculaire ou encore le fond d'œil qui permet d'analyser l'état du nerf optique. Quant aux traitements, s’ils n’offrent pas de guérison, ils permettent au moins de ralentir l’évolution de la maladie.