Qu’il fasse grand soleil ou que le temps soit couvert, les principaux ennemis de nos yeux, les ultraviolets, sont toujours présents et d’autant plus dangereux qu’ils sont indécelables et indolores… sans compter leur fâcheuse tendance à se réfléchir sur toutes les surfaces synonymes de vacances : eau, sable, herbe ou neige…

Que la neige soit ou non présente, son lieu de résidence habituel, la montagne, constitue un haut lieu de danger pour les yeux en toute saison ! En effet, plus l’altitude est élevée, moins l’épaisseur protectrice de l’atmosphère est importante et plus la lumière est brutale. Il en résulte une intensité accrue des UV dont la proportion augmente d’environ 10% par palier de 1 000 mètres.

TOUTE REFLEXION FAITE …
Bien évidemment, le taux de réflexion va de paire et peut atteindre 85% sur la neige, ce qui revient quasiment à regarder le soleil sans protection au niveau de la mer. Les alpinistes et les skieurs ont bien compris les dangers liés au soleil, ils se protègent les yeux avec des lunettes enveloppantes équipées de verres filtrants qui leur épargnent les risques d’ophtalmie des neiges, véritable « coup de soleil oculaire » pouvant entraîner des dommages graves et durables.

A la plage
Sur le « plancher des vaches, » le danger est certes moindre mais justifie tout autant le port de verres solaires adaptés, a fortiori si l’air est sec et chaud, ce qui augmente encore le taux de réflexion sur l’eau ou le sable.

Le climat est donc un facteur à prendre en compte. Ainsi, la prudence s’impose si vous voyagez sous les tropiques où les agressions lumineuses sont encore plus importantes.
Par ailleurs, les risques liés aux UV varient avec les heures de la journée. S’ils existent dès le lever du soleil, ils augmentent fortement entre 11 et 15 heures (heure solaire), avec un pic maximal lorsque le soleil est au zénith, et ce, quel que soit le lieu : ville, campagne, mer ou montagne.